Forum RPG qui met en scène une terre dévastée par l'homme envahie par des créatures hors du commun.
 

Une maison, deux occupants.
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 :: Le monde :: Les forêts
MessageSujet: Une maison, deux occupants. Mer 31 Aoû - 22:36
Je me sens las de marché, tellement las que je n'ai plus la force de m'énerver contre la pleine lune qui fait de moi une cible facile pour les prédateurs nocturnes, encore faudrait-il qu'il y ait une chose qui ose se dresser face à moi. Je m'éclaire à la lueur des bougies dans cette maudite forêt, la même que celle ou j'ai perdu mon humanité de chair et de sang, je me sens mal à l'aise ici, je me demande ce qu'elle penserait de moi si elle voyait ce que j'étais devenu. Je marche lentement, à la recherche d'une caverne ou d'un abri quelconque pour passer la nuit, j'aurais bien creusé un trou avec ma hache mais je n'ai pas le coeur à ça, j'ai envie de dormir dans un endroit où l'on ne pourra m'attaquer que d'un seul côté, j'ai envie de dormir au sec surtout. Il a plut récemment et même si le ciel ne me vomit pas dessus cela va vite reprendre, je ne veux pas dormir dans la boue et je suis trop imposants pour dormir dans un arbre.
Je me sens con d'avoir planté cette caravane même si ça en valait le coup, j'aurais du le faire à froid et garder le contrôle sur le moment ou un type m'a insulté. Au moins j'aurais finis près d'un campement permanent ou d'un refuge naturel, pas paumé au milieu de nulle part à chercher un endroit ou pioncer dans cette maudite forêt. Dieu merci pour moi la question de la bouffe ne s'est pas encore posée. Je continue de marcher un long moment, la forêt produit un bordel pas possible : les hiboux, les criquets, les chouettes et tous les autres animaux de merde me tiennent bien éveillés, je crois même avoir croisé un loup. Dommage pour lui je ne suis pas le genre d'être digérable, il a juste aboyé vers moi avant de s'enfuir en courant alors que je n'avais esquissé aucun geste. Au moins lui a eu la décence de comprendre que j'étais le sommet de la chaîne alimentaire, et qu'on n'emmerde pas les échelons supérieurs de la hiérarchie. Pas comme les criquets et tout le reste. Je lève ma bougie en l'air : si je croise une chouette ou autre chanteur des forêts je vais lui couper son arbre, on va voir s'il apprécie de ce faire déranger de la sorte. Je sens d'un coup une forte pression sur ma jambe droite, au niveau du tibia, rien de douloureux mais ça reste fortement dérangeant, je baisse le regard : une mâchoire d'acier s'est refermée sur moi. Foutu piège à ours, encore un braconnier totalement détraqué qui pense que foutre des trucs de ce type sert à quelque chose. Si un animal se prend dedans il va juste se faire bouffer par les loups. Je prends deux grosses minutes à écarter les deux mandibules de métal trempé qui se sont abattues sur ma jambe en me servant de ma hache comme d'un bras de levier. Puis un détail attire mon attention : une sorte de forme qui ne ressemble ni à un arbre ni à un gros buisson, peut-être une maison.
Je m'approche avant de mieux voir : une baraque, un truc moyen sans envergure, sans grandeur, sans cette chose qui donne envie aux gens de rester. De toute façon même si elle l'avait je ne pense pas que les gens aient coeur à s'installer dedans, elle semble abandonnée et elle est éloignée de la civilisation.
J'entre en ouvrant la porte fermée, comme si le dernier propriétaire voulait laissé la barraque en état pour le prochain occupant. J'ai presque envie de rire.

-Y a quelqu'un? Qu'il se signale ou je l'occirais!
Adre
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MessageSujet: Re: Une maison, deux occupants. Ven 2 Sep - 19:11
Cela fait longtemps maintenant que je me suis fait attaquer par ces imbéciles d'esprits. Un peu moins d'un demi-millénaire, en fait. Et malgré tout ce temps, je n'ai toujours pas réussi à savoir ce qu'ils me voulaient. En même temps, fuir n'est pas la meilleure manière d'enquêter sur ces personnes à qui on a échappé, me dirait un interlocuteur, s'il était assez fou pour venir me parler de mon passé... Surtout que les rares personnes qui ont appris à ce sujet ne sont désormais plus là pour raconter leur expérience. Je n'aime pas qu'on m'approche, et j'ai besoin d'absorber la vie des autres pour continuer à exister, ce qui pose un léger problème pour ceux qui viennent me chercher des noises...

Toujours est-il que, je ne sais trop comment, je me suis retrouvée dans cette forêt maudite, celle où j'ai perdu mon corps physique, celle qui a été le point de départ de ma vie d'errance solitaire. Pourquoi revenir en ce lieu que je hais tant ? Aucune idée. Je réalise soudain quelque chose. Quelques arbres laissent tomber des gouttes d'eau. Aurait-il plu ? Dans ce cas, c'est une aubaine. Si je trouve un abri...

Bingo. Entrant sans frapper dans une maison abandonnée, traversant simplement les murs comme le fantôme que je suis, je trouve un voyageur, s'étant sans doute installé ici en attendant la fin de la pluie. D'une voix douce, je demande :

- Vous êtes-vous perdu ? Ou attendez-vous simplement de pouvoir repartir ?

Le voyageur se retourne, me voit... Et étouffe un cri de douleur. Nos yeux se sont croisés. Tandis que ses forces le quittent, les miennes se ravivent. Il était temps, cela fait trop longtemps que je n'ai pas eu de proie.

Sans plus me soucier du cadavre que je laisse derrière moi, je décide, invisible et impalpable, de faire le tour de la maison... C'est chose faite en très peu de temps. C'est si petit, ici... Mais au moins, si une nouvelle proie est assez folle pour venir, elle ne pourra pas s'échapper.

Re-bingo. La porte s'ouvre, laissant entrer comme une armure vivante. Je me retiens de rire. S'il croit me résister avec sa boîte de pacotille... Les mots qu'il prononcent éveillent mon intérêt. Quelqu'un de combatif ? Intéressant... Je vais peut-être m'accorder un peu de temps pour jouer avec lui avant d'en finir, finalement. Et puis, je ne suis pas affamée... Voyons combien de temps il peut résister à la provocation. Bien sûr, il a senti mon aura, je suis encore trop jeune pour savoir la camoufler. Mais, ne pouvant ni me voir, ni me toucher, il y a fort à parier qu'il va paniquer... Cela le rendra intéressant...

Ses paroles sonnent ironiques, cependant. En effet, comment peut-il tuer quelqu'un dont il ignore la localisation ? Me faufilant près de lui, je murmure :

- Petit présomptueux, réfléchis à ce que tu viens de dire !

Puis je me dirige vers la porte. Toujours invisible, je ne rends palpables que mes mains, dont je me sert pour ferme et verrouiller la porte (oui, j'ai trouvé la clé, aussi étrange que cela puisse paraître). Puis, totalement invisible et impalpable, je me retourne vers ma victime, la seule personne enfermée, en ce lieu. Comment va-t-il réagir à une voix sans provenance et à une porte qui se referme, seule et à clé ? Ce lieu est hanté, mon petit, et tu n'en sortiras pas vivant, je peux te le garantir.
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MessageSujet: Re: Une maison, deux occupants. Sam 3 Sep - 9:25
- Petit présomptueux, réfléchis à ce que tu viens de dire !

Mais quelle pute ose me dire ça à moi? Je fais ce qu'il faut pour m'assurer de ma survie et elle vient me casser les pieds avec mes paroles un brin trop viril pour elle? Je me retourne en brandissant ma hache alors que la porte se referme derrière moi, je vois la clef tourner d'elle-même dans la serrure, je suis avec un esprit? Un sale esprit frappeur qui pense pouvoir m'effrayer en tout cas. Je me rends compte que j'ai lâché ma bougie, c'est la merde ça sans lumière je ne vais pas pouvoir faire grand chose de base, je cherche du regard un combustible avant de ramasser mon unique source de lumière et de trouver un truc à brûler, mon regard erre un instant avant de trouver une lampe tempête. Je m'y précipite avant de l'allumer, le petit fond de kérosène à l'intérieur illumine un peu plus que ma bougie, je vois plus loin que mes pieds maintenant, et alors que l'intérieur se dessine un peu plus je pose la bougie avant de faire reposer mon arme contre mon épaule.
Je reste silencieux à la vue d'un cadavre qui semble encore chaud...

Oh, magnifique... Un poltergeist suceur de vie, c'est quoi la suite, faire léviter des meubles et continuer d'être un déchet magistral en me butant? Aaaahhh, ça sent l'esprit frappé dans tout les sens du terme.

Qu'est-ce qu'elle me veut au final la mégère? Mes couilles sur un plateau? Dommage pour elle je n'en n'ai plus. Je m'interrompt, je me rends compte que je tremble légèrement des jambes, je choisis de m'ancrer au sol avec ma hache et ma lanterne, de toute façon entre la pluie et le fantôme j'ai choisi : je préfère passer une nuit avec la dame qu'avec le temps infâme qui règne dehors. Comme si elle allait réussir me tuer de toute façon, une armure ça ne meurt pas, encore moins quand elle est habitée par un type comme moi.
Une seconde passe, je me rends compte que je suis en flippe totale, que ma colère arrive à peine à contrebalancer cet état de fait, je ne bouge pas d'un pouce même si la raison me hurle de dégager en défonçant la porte. Je ne sais pas ce qui me pousse à rester, ma connerie ou ma rage?
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MessageSujet: Re: Une maison, deux occupants. Dim 4 Sep - 19:20
Des paroles agressives qui masquent mal une peur grandissante... Schéma classique. Cependant, une question me tourne dans la tête : avec une telle armure et une telle arme, il pourrait réduire cette misérable bâtisse en ruines, s'il le voulait. Pourquoi donc rester ? Je ne suis pas un de ces puissants esprits capables de paralyser ou de manipuler leurs victimes. Il est totalement libre de ses choix. Néanmoins, je ne cherche pas à mieux comprendre. Pas le temps, je ne dois pas perdre mon assurance.

- Je suis ici sur mon territoire, et tu le sais, misérable créature. Je suis la seule à avoir un semblant de contrôle sur la situation.

Tout en prononçant ces mots, d'une voix calme et glaciale, je décide de lui révéler mon apparence... Avant de me raviser. Non. S'il ne me voit pas, il s'inquiétera plus, non ? Je n'ai jamais essayé d'absorber une âme totalement tourmentée. Il est tentant d'essayer. Peut-être cela suffira-t-il à assouvir ma soif de vengeance... Mais j'en doute.
De plus, rester invisible m'empêchera de croiser son regard, et donc, de le tuer trop tôt par erreur. Ce serait dommage... Vraiment dommage, de briser mon premier jouet digne d'intérêt depuis si longtemps...

Enfin, inutile de ressasser des heures durant les mêmes pensées. Je ne peux pas m'empêcher d'en rajouter une couche :

- Puisque tu sais que je suis ici omnipotente, pourquoi ne pas partir ? Avec une telle masse de ferraille, vous ne devriez pas éprouver de difficulté à détruire cette antiquité qu'est la maisonnette dans laquelle nous nous trouvons. Qu'est-ce qui vous retient ? Auriez-vous envie de faire plus ample connaissance avec moi ? Ou, telle votre armure, craignez-vous de rouiller sous la pluie ? Ne vous en faites pas, ici, vous connaîtrez bien vite la paix... Quand je l'aurai décidé.

Je ne sais pas trop à quoi me mènera mon monologue, mais on s'en moque. Je sais très bien que je n'ai jamais été une très bonne oratrice. Néanmoins, un peu d'entraînement ne peut pas faire de mal, n'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Une maison, deux occupants. Dim 4 Sep - 20:26
La donzelle marque un point, je pourrais partir mais je reste alors que je suis sans doutes en train de courir à ma mort inévitable? Baste j'ai envie de dire, je me suis engagé sur une voie et je doute que l'esprit frappeur veuille bien me laisser filer comme ça, dans son discours j'ai l'impression de détecter une curiosité malsaine, un peu comme un chasseur qui sait déjà comment sa partie va finir. Je m'ancre, ou me raidit ça dépend des points de vue, encore plus au sol, j'ai l'impression de faire face à la mort en personne, ce qui ne doit pas être si loin de la réalité. Elle parle et contrairement à d'autres elle soulève des points intéressant, elle va droit au but, j'aime ça mais je ne peux que m'avouer vaincu si je ne la joue pas fine. Ma hache tranche la chair, pas les âmes, plus le temps s'écoule plus les secondes se dilatent et plus je constate dans quel guêpier je me suis fourré de moi-même.

-Je reste parce que je viens de voir un corps sans vie et très probablement l'origine de cet état, je me sentirais mal de laisser passer une injustice comme ça.

Mais qui a dit qu'un jour le monde était juste? Il n'était écrit nul part que le destin devait donner un départ identique à tous ceux qui subissaient ses manigances, pourtant ça me trouble de voir à quel point il peut me l'avoir mis profond en me cloisonnant dans cette armure. Je me rends compte que je commence très clairement à manquer de couilles pour prolonger la conversation, je me force, je n'ai pas envie.

-Vous, vous étiez humaine avant non? Je... Je me demande qu'est-ce qui peut mener un être à se retourner subitement contre ses pairs à cause d'un changement d'état.
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MessageSujet: Re: Une maison, deux occupants. Mer 7 Sep - 20:28
Ainsi, il combat l'injustice ? Je ne peux m'empêcher d'éclater de rire. Et, finalement, me plaçant devant lui, je lui révèle enfin mon apparence. Fixant sur lui un regard calme et dépourvu de toute émotion, je commente :

- Le monde n'est qu'injustice, misérable ignorant. Elle seule nous permet d'assouvir nos désirs les plus chers. Ceux qui croient à la justice sont condamnés à mourir. Puisque vous me posez la question, je vous annonce que c'est cette foi en la justice et la paix qui m'a perdue. Désormais, je ne ferai plus les mêmes erreurs. Le monde est dirigé par la chaos, et seuls les plus cruels survivent. C'est ainsi. Et vous paierez votre ignorance de votre vie, ça, je peux vous le garantir.

Cependant, je n'ai pas envie d'en finir. Pas maintenant. Pas encore. La conversation devient intéressante... Je me contente de rester protégée par mon immatérialité, au cas où il lui viendrait l'idée saugrenue de m'attaquer. Le désespoir fait parfois commettre des actes bien stupides... Je suis bien placée pour le savoir. Moi, l'innocente attaquée. Moi, la fuyarde. Moi, la lâche. Moi, la rebelle, la paria. Mais je ne regrette en rien mes actions. J'ai montré à ces esprits ce qu'ils valaient vraiment. Cependant, à quoi cela m'avance-t-il, maintenant ? À rien. À strictement rien. Ou alors... Depuis ma fuite, j'ai la paix. Je vis, je tue, je voyage, comme bon me semble et sans la moindre personne pour me rappeler à l'ordre lorsque je dépasse les bornes. Voilà ce que j'ai gagné. La liberté. Ce qu'il y a de plus précieux pour tout un chacun.

- Pourquoi ne suivez-vous pas mon exemple ? Faites ce dont vous avez envie, sans vous soucier des lois et règles... Cela n'a plus d'importance pour vous, désormais.

Je lui adresse alors un sourire. Un sourire carnassier, celui du prédateur qui sait que sa proie n'a aucune chance.
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MessageSujet: Re: Une maison, deux occupants. Mer 7 Sep - 21:21
Fait chier, j'ai envie de hurler et de m'enfuir à toute jambe, de tracer ma route sans me retourner mais j'ai l'intime sensation que ça ne servirait à rien. Puis un éclair de génie me foudroie, si c'est réellement un esprit, alors si je meurs mon âme ne sera plus confinée dans une enveloppe charnelle, deviendrais-je alors un être immatérielle? J'ai presque envie de rire à cette pensée : botter des culs intouchables, qu'elle belle après-vie si mes doutes sont fondés.
L'autre salope l'ouvre pour me dire que le chaos triomphe et que les plus odieux survivent, je reste silencieux, mutique face à des paroles qui résonnent dans mon esprit. Ma pose se fait de moins en moins martiale, je pose ma hache contre un mur alors que l'esprit continue d'essayer de m'embrumer l'âme. Puis elle tente de me corrompre, elle me demande pourquoi, pourquoi ne pas suivre son exemple et ne suivre que ses propres règles. Puis je vois un sourire, je crois, j'ai l'impression, un sourire de prédateur, un sourire qui aurait pu être le mien, j'ai cette sensation de voir un homologue de moi-même à cet instant précis. Je ne sais pas pourquoi. La soif de sang commune sans doute. Puis je la vois, une femme, sérieusement? Je vais mourir tué par une donzelle qui a gardé son apparence originale?

-Vous me faites penser à une femme que j'ai aimé, moins bavarde mais bien plus emmerdante que vous ne l'êtes, plus belle aussi.

Si je suis encore en vie c'est qu'elle a envie de s'amuser un peu non? Je lâche ma hache qui ne semble plus d'aucune utilité. L'image de l'être fantasmée m'assaille l'esprit, j'ai la sensation de ne plus voir qu'elle. Je m'attends presque à me faire luxer l'épaule mais la douleur prend vite la place de la nostalgie.

-Je me borne à ne pas suivre votre exemple car vous êtes inutile au monde, vous n'apportez rien, vous tuez pour assurer votre survie et n'êtes aucunement utile au reste du monde. Je préfère encore mourir sans avoir eu l'occasion de dire adieu à ceux envers qui je tiens que de vivre une vie sans but.

Elle me fout la rage cette fille.

-Les gens comme VOUS survivent parce que les gens comme MOI ne sont pas assez nombreux. Mes règles, en accord avec LES lois! Depuis combien de temps est-ce que vous êtes dans cet état, pour avoir oublier les fondements de la société?
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MessageSujet: Re: Une maison, deux occupants. Mar 20 Sep - 11:06
Inutile ? Oui, je sais que je le suis. Et alors ? Quel intérêt ? Pourquoi n'ai-je pas pu rester humaine ? Au pire, j'aurais dû mourir, ce jour-là. Au moins, ce serait mieux pour tout le monde. Tuer pour vivre ? Oui, c'est ce à quoi je suis condamnée.

- Vous avez raison sur tous les points. Mais inutile de s'attarder sur ce sujet, je suis comme je suis et ne peux de toutes façons rien y changer. J'ai bien essayé, croyez-moi. Les lois, dites-vous ? Pourquoi les respecter, alors qu'elles ne sont pas justes ? Y avez-vous pensé ? Les lois prennent-elles en considération les minorités ?

Mais... Mais... Qu'est-ce que je fais, là ? Je suis en train de disserter avec un parfait inconnu ? Qu'est-ce qu'il se passe ? Je crois que j'ai fait une erreur en décidant de lui laisser un répit. Il va me faire penser autrement, je ne dois pas le laisser faire ! Je tente de me reprendre en m'appuyant sur sa dernière phrase :

- "Les fondements de la société", comme vous dites, ne valent pas grand-chose. Cette société est incapable de protéger les siens. Alors, quelle considération devons-nous lui porter ? Je ne pourrai jamais respecter ces valeurs qui vous semblent si chères, tout simplement car elles, elles ne servent à rien ! Pourquoi n'ai-je pas pu simplement mourir ? Pourquoi ai-je dû rester là, condamnée à vivre aux dépens des autres ?

La haine que j'ai commencé à faire ressortir envers les lois se déplace soudainement sur la personne face à moi. Le fixant d'un regard dur, me rapprochant brusquement, je rugis :

- Qu'est-ce qui vous prend ? Vous avez réussi à me rendre nostalgique, mais sachez bien que cela ne durera pas ! Essayez encore une fois de me changer, et je vous jure que vous le regretterez.

C'est décidé, je ne le tuerai pas. Ce serait bien trop doux pour lui. Je le tourmenterai autrement. Comment ? J'improviserai.
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MessageSujet: Re: Une maison, deux occupants. Mar 20 Sep - 18:41
- Vous avez raison sur tous les points. Mais inutile de s'attarder sur ce sujet, je suis comme je suis et ne peux de toutes façons rien y changer.

J'aurais tellement pu prononcer cette phrase dans d'autres circonstances... Je garde le silence. Elle continue dans son élan en disant que les lois sont injustes, qu'elles ne prennent pas les minorités en compte, qu'est ce que je suis en train d'entendre?

- "Les fondements de la société", comme vous dites, ne valent pas grand-chose. Cette société est incapable de protéger les siens. Alors, quelle considération devons-nous lui porter ? Je ne pourrai jamais respecter ces valeurs qui vous semblent si chères, tout simplement car elles, elles ne servent à rien ! Pourquoi n'ai-je pas pu simplement mourir ? Pourquoi ai-je dû rester là, condamnée à vivre aux dépens des autres ?

La dernière phrase, celle là j'ai aussi l'impression que j'aurais pu la hurler en d'autres circonstances? Sans doutes parce que dans le fond nous sommes victime de notre condition malgré ce que nous voulons faire croire.

- Qu'est-ce qui vous prend ? Vous avez réussi à me rendre nostalgique, mais sachez bien que cela ne durera pas ! Essayez encore une fois de me changer, et je vous jure que vous le regretterez.

Je baisse le regard, je suis dans une merde colossale et je suis en face d'une personne qui semble souffrir de mon problème mais à un stade beaucoup plus avancé. Je suis foutrement partagé entre lui foutre un coup de hache pour ne pas savoir à quel point je deviendrais aigris dans le futur et la tentation d'essayer de la raisonnée.
Au fond j'ai l'impression de dialoguer avec moi même sauf que je ne suis pas en mesure de détruire ce qu'il y a en face de moi. Est-ce que le destin essaie de me faire philosopher sur ma condition et essaie de me faire vivre en paix avec mon futur et mon passé?
Où alors est-ce que je suis juste en train de pensé à des choses superflus quand mon besoin le plus pressant est de trouver une issue qui m'est favorable dans cet impasse?

-Le monde est injuste, la société est imparfaite parce que les hommes sont imparfaits, si vous ne pensez pas que je subis ma condition autant que vous subissez la votre vous vous trompez. Moi aussi parfois je regrette de ne pas être mort, mais j'ai passé ce cap et j'ai décidé de me rendre utile à la société parce que le bien de la majorité prévaut sur celui de la minorité comme vous dites.

Je mets mes bras en croix, tel un martyr qui attend de se faire transpercer d'une balle, je sens que ça va m'arriver en pleine gueule d'ailleurs.

-Vous voulez ma tête? Allez-y, je ne serais qu'un être gâché en plus par votre incapacité à tourner la page. Dommage pour vous ça ne vous apportera ni la paix ni le bonheur.

Soit ça passe et je m'en sors, soit ça passe pas et là je viens d'obtenir mon billet pour le paradis.

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MessageSujet: Re: Une maison, deux occupants. Mar 4 Oct - 16:13
Ainsi, il me provoque ? Il a du cran, le petit... Néanmoins, je dois bien avouer que je ne m'attendais pas du tout à ce type de réaction. Cela prouve que c'est quelqu'un d'intéressant. Mais hors de question que je l'admette devant lui. Je me contente de ricaner :

- Ne me tentez pas !

Hors de question que je lui dise que je ne veux pas le tuer. Et puis quoi encore ? Cela le rassurerait, ce n'est pas du tout ce que je veux ! Quoique, d'un autre côté... S'il savait que je ne veux pas en finir avec lui, et si je ne lui dis rien de plus, il pourrait peut-être imaginer plusieurs types de tortures, tous pires les uns que les autres... L'imagination a cela de merveilleux qu'il suffit de la stimuler pour qu'elle fasse monter elle-même la panique de son possesseur. Je n'ai plus qu'à trouver les bons mots. Oui, mais s'il n'était pas comme le commun des mortels ? Si je le rassurais au lieu de le paniquer, en lui avouant mes intentions ? Que dois-je faire ?

Je pense que la meilleure des solutions est de ne rien faire. Et puis, cela fait longtemps que j'ai abandonné la sincérité. Tentons autre chose... Une lame apparaît dans ma main, comme venue de nulle part. Trouvant une faille dans son armure, je pointe mon arme sur sa gorge, tout en susurrant :

- Dommage, j'aurais voulu continuer à jouer. Pour une fois que je rencontre quelqu'un d'intéressant ! Je n'ai vraiment pas de chance !

Puis j'appuie un peu ma lame, comme désireuse de l'achever. En réalité, tout ce que je veux, c'est étudier sa réaction. J'adapterai ma conduite ensuite.

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MessageSujet: Re: Une maison, deux occupants. Mar 4 Oct - 19:58
-Putain...

Je ne cache pas ma surprise, de toute façon je n'arriverais même pas à la cacher si je le voulais : j'ai une lame sous la gorge tenue par un esprit qui me veut du mal. Je ne m'attendais pas à sortir d'ici comme je suis rentré mais pas vraiment non plus avoir un couteau sous la gorge, en fait je ne m'attendais pas vraiment à ce que le moment dure ainsi.
Elle m'annonce sans aucune pression qu'elle aurait voulu continuer de jouer mais sous entend que ça ne se fera pas. Je reste figer quelques secondes, je ne sais pas quoi dire ni quoi faire pour me sortir de cet situation merdique.
Je pourrais tenter d'attraper le couteau, s'il me touche alors je le touche, donc je peux le saisir, mais quoi ensuite? Rien car je suis face à un être de l'immatériel.
Je peux rester là à mourir, mais ça ne m'avancerait pas à grand chose.
Je peux aussi remettre en cause la capacité d'une dague à me percer la gorge mais je n'ait pas envie de tenter le diable.

Définissez clairement vos intentions... Ca me fait chier de languir ici comme un rat mort.

C'est stupide, c'est idiot de vouloir se mettre à dos un esprit, mais c'est la seule chose que j'ai trouvé à dire et je le regrette déjà : elle va me tuer peut-être, peut-être que je vais vivre. C'est probablement pour ça que j'ai balancé ma phrase sans penser à rien d'autre : je ne sais pas ce qui va m'arriver.
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MessageSujet: Re: Une maison, deux occupants. Dim 30 Oct - 20:48
Décidément, il est coriace. C'est intéressant. Ses chances de s'en sortir grandissent. Je range mon arme, m'avouant presque vaincue :

- Très bien, voyons. Vous donnez l'impression de ne pas vous laisser impressionner... Cela m'intéresse. Je pense que je pourrais apprendre quelques petites choses de votre part.

Oui... Il me sera utile. Et après, rien ne m'empêchera de me débarrasser de lui, comme un vulgaire outil ayant perdu son utilité. Ou pas ? Je verrai bien. D'abord, il faut voir s'il accepte de discuter... Ce qui, pour le coup, n'est pas sûr. Nous verrons, en premier lieu, je dois le lui proposer. La lame disparaît de ma main, tandis que je reprends, d'une voix calme et paisible, que je n'ai pas utilisée depuis si longtemps :

- J'aimerais donc simplement discuter. Comment arrivez-vous à vous maîtriser à ce point ?

Cela m'intéresse vraiment. Je serais même prête à lui promettre de le laisser vivre, si cela pouvait le convaincre de me servir de professeur. Mais avant tout, je dois voir s'il peut me faire confiance... Sachant qu'il a toutes les raisons d'agir autrement.

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